vendredi 24 juillet 2009

Dure journée

Cette journée n'est pas à marquer d'une pierre blanche mais d'un gros pavé noir.

Hospitalisé 3 semaine pour une grosse infection puis 3 semaines pour de la réeducation , les mots ont été dit .Retour à la maison programmé pour la semaine prochaine . Après tout ces va et viens entre l'hopital puis le centre de réeducation la nouvelle aurait due me réjouir . C'est la panique mélée d'une folle angoise: le Parkinson à fait une énorme poussée .L'age et d'autres petites misères agravant son l'état général mon mari ne marche plus , se tient à peine debout ...et est devenu dépendant de son entourage.
Panique...la maison à des escaliers ..les chambres sont trop petites pour un fauteuil roulant...
-Installez son lit dans la salle à manger... qu'ils m'ont dit...
D'accord mais on mange ou quand les enfants sont là..
Mais la salle de bain est à l'étage pas pratique pour les soins..
- Faites une petite salle d'eau dans un coin du salon....ont-ils ajouté .Bon ! là un fou rire nerveux je suppose mais incontrôlable m'a pris .pauvre homme ,mon mari a pleuré il a cru que je perdais la boule
Le plus simple ne serait-il pas de supprimer tous les murs ?Je ne dois pas m'inquiéter on viendra me dire que faire et comment m'organiser .Comme si depuis 3ans que la maladie grignote notre vie je n'y avais jamais réfléchi. Sauf vendre la maison et en acheter une de plein pied . ..
Bien sur on me propose aussi de mettre mon mari en maison de retraite
Là NON,NON et NON;
après 40 ans de mariage ça le tuerai ...et moi aussi . Pour le coup j'ai pleuré et j'en pleure encore .
On restera chez nous dans notre petite maison , celle qu'on a fait construire a coup d'heures supplèmentaires ,de vacances raccourcies, d'économies de toutes sortes et qui a vu grandir nos petits ,avec son petit jardin ou la terre est plus basse chaque année et ou finalement on est bien.
Mais que c'est dur de voir mon homme si diminué lui qui ne tenait pas en place,dur de le voir pleuré quand il n'arrive pas à parler ,lui que mes frères et soeurs menaçaient d'un baillon tant il était bavard . Je maudis du fond du coeur cette fichue maladie

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